Électricien
Logiciel de métré pour électricien : chiffrer une installation en 12 minutes
Comment un électricien chiffre une installation complète à partir d'un plan PDF, sans CAO. Comptage des points, linéaire de câble, circuits NF C 15-100 : méthode.
Un électricien qui chiffre vite et juste évite trois pièges en cascade : sous-estimer la quincaillerie (modules, disjoncteurs, boîtes), oublier des points (prises, interrupteurs, lumières) en passant en revue le plan, et appliquer le mauvais ratio de câble sur les circuits dédiés. Trois erreurs banales qui, mises bout à bout, mangent 8 à 12 % de marge sur un T3 standard. Et qui disparaissent dès que le métré sort d’un logiciel de métré sur plan PDF.
Cet article décrit la méthode utilisée par les électriciens qui ont basculé sur un outil de métré PDF web. Pas une usine à gaz à 800 €/mois — un outil simple qui ouvre le PDF du client dans le navigateur, calibre, mesure. Comptez 12 minutes pour chiffrer un T3 complet conforme NF C 15-100, calibration incluse.
Pourquoi le métré sur plan PDF change tout pour un électricien
L’électricien chiffre à partir de quatre unités principales : points de courant (prises 16 A, prises spécialisées 20/32 A, interrupteurs, va-et-vient), points lumineux (DCL, spots, suspensions), linéaire de câble (1,5 mm² éclairage, 2,5 mm² prises, 6 mm² four/plaque), et nombre de tableaux/sous-tableaux (modules, différentiels 30 mA, disjoncteurs divisionnaires).
Avant : on déplie le plan papier, on annote au crayon les symboles électriques pièce par pièce, on compte mentalement, on additionne sur Excel. Sur un T3 conforme NF C 15-100 (≈ 25 prises + 15 points lumineux + 6 circuits dédiés), c’est 2 heures de bureau avec en prime des oublis silencieux : une prise commande dans le couloir, un détecteur de fumée par étage, une protection des circuits extérieurs.
Après : on ouvre le PDF dans Surplan, on calibre une fois, et on place chaque symbole en mode comptage — une catégorie par type de point. Le compteur s’incrémente en direct, par pièce. Pour le câble, on trace une polyligne par circuit ; le logiciel donne le linéaire exact en mètres.

L’écart de temps n’est pas marginal. Sur une installation T3 conforme NF C 15-100, le métré papier + Excel demande 1 h 30 à 2 h 00. Sur un outil PDF rodé : 12 minutes, export récap inclus. Et surtout, plus de point oublié — donc plus de demande de TS au milieu du chantier parce qu’il manque deux prises dans la chambre.
Les 4 mesures qu’un électricien fait sur un plan
1. Le comptage des prises et interrupteurs
C’est l’unité dominante en nombre : 20 à 30 points sur un T3 standard, plus si l’on intègre les prises commandées et les variateurs. Vous créez une catégorie par type : « Prise 16 A », « Prise spé 20 A », « Interrupteur simple », « Va-et-vient », « Dimmer ». Mode comptage : un clic par symbole sur le plan, le logiciel maintient un compteur par catégorie.
Astuce NF C 15-100 : posez d’avance les minimas — 3 prises minimum par chambre, 1 prise par 4 m linéaires de mur en séjour, 1 prise au-dessus du plan de travail tous les 0,60 m en cuisine. Ça évite l’oubli au moment de la pose.
2. Le comptage des points lumineux
DCL plafond, DCL applique, spots encastrés, suspensions, hublots extérieurs, détecteurs de mouvement, détecteurs de fumée. Une catégorie par type. Sur un T3 conforme, comptez 12 à 18 points lumineux.
3. Le linéaire de câble (par section)
Là c’est le polygone d’or de l’électricien. Vous tracez une polyligne par circuit, du tableau jusqu’au dernier point du circuit, en suivant les saignées probables (généralement à 30 cm du plafond + descentes verticales). Vous créez trois familles : 1,5 mm² (éclairage), 2,5 mm² (prises), 6 mm² (four, plaque, chauffe-eau).
Pour les circuits dédiés (lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge), un circuit = une polyligne distincte. Vous n’oubliez plus de les facturer.
4. Les tableaux et sous-tableaux
Comptage par tableau, puis estimation du nombre de modules nécessaire (1 module par disjoncteur divisionnaire + 1 module par différentiel + 1 module pour l’inter général). Un T3 conforme exige typiquement 40-60 modules répartis sur 1 tableau principal de 4 rangées.
Méthode concrète : chiffrer un T3 électrique en 12 minutes
Séquence type pour un T3 conforme NF C 15-100.
Minute 0-1 : import + calibration. Ouvrez le PDF dans Surplan, calibrez sur une cote d’architecte (longueur de façade). Toutes les mesures suivantes sont en mètres réels.
Minute 1-5 : comptage des points. Catégorie « Prises 16 A », parcours pièce par pièce, un clic par prise sur le plan. Puis « Prises spé 20 A » (cuisine, salle de bain). Puis « Interrupteurs ». Puis « Va-et-vient ». Puis « DCL plafond ». Puis « Spots ». Compteurs en direct.
Minute 5-9 : tracé des câbles par circuit. Polyligne pour chaque circuit, du tableau au dernier point, en suivant les saignées. Une famille « Câble 1,5 mm² » pour l’éclairage, « Câble 2,5 mm² » pour les prises, « Câble 6 mm² » pour les circuits dédiés gros électroménager.
Minute 9-11 : export récap. Le logiciel exporte un PDF annoté (votre plan avec les symboles colorés par catégorie + tracés câbles par section) + un récap (n par type de point, ml par section de câble, n modules tableau). CSV pour le logiciel de devis.
Minute 11-12 : devis. Vous appliquez vos prix unitaires (par type de point, par ml de câble, par module tableau). Devis prêt.
Comparatif : règle papier, Excel, Bluebeam, Surplan
| Règle + plan papier | Excel + calculatrice | Bluebeam Revu | Surplan | |
|---|---|---|---|---|
| Temps moyen (T3 NF C 15-100) | 1 h 45 | 1 h 15 | 28 min | 12 min |
| Précision (linéaire câble) | ±15 % | ±10 % | ±1 % | ±1 % |
| Points oubliés (en moyenne) | 3-5 | 1-3 | 0-1 | 0-1 |
| Plan annoté joint au devis | non | non | oui (markup) | oui (PDF annoté + récap) |
| Coût mensuel | 0 € | 0 € (~9 €/mois Office) | ~28 €/mois (~330 €/an) | 19 €/mois (190 €/an) |
| Hébergement données | local | local | États-Unis | France (Paris) |
Pour un électricien indépendant ou une équipe de 2 à 5, un outil web focalisé comme Surplan suffit largement. Bluebeam est massif dans les bureaux d’études électriques, mais 90 % de ses fonctions ne vous serviront jamais.

Les pièges classiques à éviter
Oublier les circuits dédiés
Le piège n°1. Lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge, four, plaque de cuisson, chauffe-eau, congélateur séparé : chacun doit avoir son propre circuit dédié selon la NF C 15-100. Si vous ne tracez pas une polyligne séparée par circuit dédié, vous sous-facturez le câble ET vous risquez le PV de conformité.
Mélanger sections de câble dans une seule famille
Si vous tracez tout en « câble » sans distinguer 1,5 / 2,5 / 6 mm², vous ne saurez plus appliquer le bon prix au ml à l’export. Toujours une famille par section.
Sous-estimer les saignées et les rebouchages
Le tracé câble en plan donne le linéaire horizontal. Vous oubliez la dimension verticale (saignée verticale du plafond au sol pour chaque prise). Ajoutez un forfait par prise : 0,8 m de saignée verticale par point typique dans un logement standard.
Compter le tableau comme un seul module
Un tableau, c’est 1 inter général + 4-6 différentiels 30 mA + 15-30 disjoncteurs divisionnaires + des dominos + des barrettes. Ne facturez pas « 1 tableau » à 200 € — facturez les modules un par un, et la pose à part.
Questions fréquentes
Comment gérer une installation conforme NF C 15-100 ?
La norme impose des minimas par pièce (prises, points lumineux, circuits dédiés). Créez d’avance vos catégories de comptage qui matchent ces minimas. Au moment du métré, vous voyez immédiatement par pièce si vous êtes en-dessous des seuils — utile pour rappeler au client qu’on ne peut pas descendre.
Et pour un logement existant non-conforme ?
Vous tracez l’existant pour quantifier la dépose, puis le neuf séparément. Surplan permet de gérer plusieurs jeux de mesures sur un même plan via les catégories.
Le plan du client est en couleur ou en N&B ?
Les deux fonctionnent. Pour les plans très chargés (architecte qui mélange réseaux courants forts + faibles), zoomez à 200 % et tracez par catégorie pour ne pas mélanger.
Combien coûte un logiciel de métré pour un électricien indépendant ?
Surplan est à 19 € HT par mois ou 190 € HT par an (~17 % de remise, soit ~2 mois offerts). Sans engagement, résiliable en un clic. Plus de 40 % moins cher que les outils américains type Bluebeam. Essai gratuit de 14 jours sans carte bancaire.
Mes plans clients sont-ils en sécurité ?
Oui — vos plans et mesures sont hébergés en France à Paris chez Supabase, sur infrastructure AWS. Chiffrement au repos et en transit. RGPD natif. Vous restez propriétaire de vos données.
Est-ce que ça remplace mon logiciel de devis (EBP, Sage, Mestré) ?
Non, complémentaire. Surplan calcule les comptages et linéaires depuis le plan. Vous exportez en CSV et importez les lignes dans votre logiciel de devis habituel.
Le mot de la fin
Un électricien qui passe de 1 h 45 à 12 minutes par devis ne gagne pas juste du temps : il gagne en exhaustivité. Plus de point oublié à la pose, plus de circuit dédié sous-facturé, plus de quincaillerie en perte. Et la marge ressort intacte.
Si vous voulez tester, l’essai gratuit de 14 jours de Surplan ne demande pas de carte bancaire. Importez un plan, calibrez, comptez les prises d’une pièce. Vous saurez en 20 minutes si l’outil colle à votre façon de travailler.